Canal de Beauharnois (QC161)

Salaberry-de-Valleyfield, Québec

Latitude 45,239°N
Longitude 74,053°O
Altitude 47 - 49m
Superficie 41,66km²

Description du site

Le canal de Beauharnois est un affluent du fleuve Saint-Laurent qui se déverse le long de la rive sud des îles de Salaberry, au sud-ouest de Montréal. La ZICO débute en haut du barrage de Beauharnois et s'étire vers l'ouest, jusqu'à l'endroit où les eaux du canal rencontrent celles du lac Saint-François. La baie Hungry fait également partie du site. l'ensemble de la ZICO, à l'exception des secteurs situés à l'ouest de l'embouchure, est inclus dans le Parc régional de Beauharnois-Salaberry. Le site comprend différents types de milieux humides, soit des plans d'eau ouverts, des marais, des secteurs arbustifs inondés et des rives sablonneuses. Les quenouilles et les roseaux sont les plantes les plus communes le long des rives.

Oiseaux

Au cours de la période migratoire, le site accueille un nombre important d'espèces sauvagines. La grande oie des neiges y est la plus commune, avec un maximum de 20 000 individus dénombrés dans l'étang de Saint-Louis-de-Gonzague à l'automne, et un maximum de 50 000 individus rapporté dans la baie Hungry au printemps. Le site héberge également une population de 10 000 à 15 000 bernaches durant l'été. Au printemps, à diverses occasions, on a recensé quelque 7 000 individus dans la baie Hungry et dans le canal. Une grande variété de canards utilise aussi le secteur lors des migrations, et un petit nombre choisit également d'y nicher. Jusqu'à 2 000 canards noirs ont été recensés à cet endroit au printemps. Parmi les autres espèces qui fréquentent communément le site lors des migrations, on note le canard colvert (maximum de 9 980 individus), le canard d'Amérique (maximum de 1 200 individus recensés dans le secteur de Saint-Louis-de-Gonzague), le fuligule à collier (maximum de 1 000 individus dans le secteur de Saint-Louis-de-Gonzague), le petit fuligule, le fuligule milouinan, le garrot à 'il d'or et le grand harle. Jusqu'en 2010, le site abritait deux colonies de sternes pierregarins sur les îlots artificiels qui servent de support aux ponts Larocque et Saint-Louis-de-Gonzague. Au total, près de 250 couples ont déjà été dénombrés sur ce site. La raison de leur désertion du secteur est inconnue. Ces deux ponts accueillent également des faucons pèlerins nicheurs. Des nichoirs leur ont été confectionnés et l'entreprise Services environnementaux Faucon inc. en assure le suivi.

Enjeux de conservation

Le développement de plantes aquatiques, comme la nymphéa odorante présente sur l'étang du pont de Saint-Louis-de-Gonzague, occasionne une réduction importante de la surface d'eau libre. Ceci pourrait affecter les oiseaux aquatiques, lesquels ont besoin de zones dégagées pour s'alimenter. De plus, chaque année, en dépit du fait que la partie du site comprise entre le barrage et la municipalité de Saint-Louis-de-Gonzague (incluant les milieux humides riverains) soit désignée zone d'interdiction de chasse (ZIC), des contrevenants y sont surpris à chasser.

Habitat du poisson

Une variété de poissons dulcicoles et diadromes cohabitent dans les différents habitats de cette ZICO. On peut trouver entre 70 et 80 espèces au total (incluant les mentions historiques) dans le secteur. Plusieurs espèces, telles le grand brochet, la perchaude et la carpe fréquentent les herbiers aquatiques et les zones inondables pour la fraie, l'alevinage et l'alimentation. D'autres, comme le doré jaune, l'espèce d'eau douce ayant la plus grande importance économique au Canada, préfèrent plutôt frayer en eaux vives. Une particularité de ce secteur est la présence de salmonidés (truites brunes et arc-en-ciel, et saumons) introduits pour la pêche sportive. Les saumons sont introduits dans les Grands Lacs et quelques-uns dérivent jusqu'au fleuve où ils sont parfois capturés par des pêcheurs sportifs. Il y a également de petits ensemencements de truites brunes et arc-en-ciel dans les zones de courant (dans le fleuve) pour la pêche sportive.

Plusieurs pressions menacent la disponibilité des habitats du poisson : la création de remblais, l'artificialisation des rives, l'expansion résidentielle, commerciale et industrielle ainsi que le développement du réseau routier, tandis que les rejets agricoles, industriels et urbains détériorent la qualité de l'eau. Le dard de sable, entre autres, est très vulnérable à la pollution et figure maintenant sur la liste des espèces menacées. Parmi les autres espèces en péril fréquentant le site, on trouve l'esturgeon jaune, le fouille-roche gris, le méné d'herbe, l'anguille d'Amérique et des mentions historiques de chevalier cuivré, un poisson endémique du Canada désigné en voie de disparition. De plus, la présence d'espèces envahissantes, comme le gobie à taches noires, met en danger la dynamique naturelle des écosystèmes et la régulation du niveau de l'eau à partir des Grands Lacs présente des risques pour les habitats de reproduction de certaines espèces.

Principales espèces présentes :
Achigan à petite bouche
Alose savoureuse
Anguille d'Amérique
Carpe
Chevalier cuivré
Dard de sable
Doré jaune
Esturgeon jaune
Fouille-roche gris
Grand Brochet
Maskinongé
Méné d'herbe
Perchaude
Truite brune
Truite arc-en-ciel
Saumon

Flore

Le secteur est caractérisé par des eaux claires et alcalines ayant un débit lent. Ceci favorise le développement d'herbiers aquatiques qui peuvent couvrir jusqu'à 50 % des plans d'eaux. Les herbiers submergés sont dominés par la vallisnérie américaine et le myriophylle à épi, tandis que les marais émergents sont peuplés par les scirpes, les sagittaires et les quenouilles. Plusieurs espèces de canards s'alimentent dans ces milieux, dont les fuligules qui affectionnent particulièrement la vallisnérie américaine.

L'érosion des berges, que ce soit en raison des facteurs naturels (vents, cycles de gel et de dégel, absence de glace pour protéger les berges au printemps) ou humains (vagues provoquées par le passage des navires), menace les habitats riverains. Les variations du niveau d'eau dans le corridor fluvial influencent l'écologie des espèces végétales et animales qui y vivent. Une diminution importante et prolongée des périodes d'immersion des berges pourrait avoir des conséquences sur la flore en favorisant la croissance d'espèces végétales plus terrestres, à caractère arbustif et même arborescent. En outre, la propagation d'espèces envahissantes exerce des pressions considérables sur la flore indigène de ces habitats.

Principales espèces présentes :
Myriophylle à épi – espèce envahissante
Quenouille à feuille étroites
Quenouille à feuilles larges
Sagittaire dressée
Sagittaire latifoliée
Scirpe d'Amérique
Scirpe des étangs
Vallisnérie américaine

  • Significative au niveau mondial:
  • Concentrations de sauvagine
  • Significative au niveau continental:
  • Espèce(s) grégaire(s)
  • Significative au niveau national:
  • Espèce(s) grégaire(s)
  • Arbustes ou brousailles
  • Dune de sable ou plage (riveraine)
  • Marais d'eau douce
  • Rivière ou cours d'eau
  • Chasse
  • Conservation de la nature et recherche
  • Autre menace (événement)
  • Déversements d'hydrocarbures
  • Pollution agricole et pesticides
  • Remplissage des terres humides
  • Parc régional (provincial)
  • Plan de conservation des ZICO terminé ou en progrès
  • Zone d'interdiction de chasse (Québec)
  • Zone d'intervention prioritaire (Québec)
Fuligule milouinan
Nombre Année Saison
50 0001974Automne
??Autre
Oie des neiges
Nombre Année Saison
100 000 - 200 0002021Printemps
75 000 - 100 0002020Printemps
125 0002018Printemps
60 0002017Automne
75 0002016Printemps
100 0002015Automne
100 0002015Printemps
75 0002014Hiver
50 0002013Printemps
60 0002012Hiver
50 0002011Hiver
60 0002011Printemps
75 0002010Printemps
80 0002009Printemps
50 0002005Automne
100 0001999Printemps
20 0001999Automne
18 0001997Automne
50 0001997Printemps
20 0001996Automne
Quiscale rouilleux
Nombre Année Saison
2002014Printemps

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