Baie de Brador (QC063)

Blanc-Sablon, Québec

Latitude 51,399°N
Longitude 57,209°O
Altitude 0 - 19m
Superficie 24,72km²

Description du site

Le site de la baie de Brador se situe dans la partie nord-est du golfe du Saint-Laurent, à l'intérieur du détroit de Belle-Isle. Il comprend deux îles, l'île aux Perroquets et l'île Greenly, qui sont situées, respectivement, à l'ouest et au sud-ouest de la localité de Blanc-Sablon. Cette localité ne peut être rejointe que par avion ou par bateau. Le site de la baie de Brador englobe toute la portion terrestre des deux îles, la ligne de rivage et la zone marine de 500 m qui entoure les deux îles. La frontière de cette ZICO correspond à celle du Refuge d'oiseaux migrateurs de la baie de Brador. Plus de la moitié du site est composé de bancs de sable, d'affleurements rocheux et d'eau. L'île Greenly, qui possède une surface rocheuse, n'est recouverte que d'une mince couche d'herbes alors que l'île aux Perroquets présente, en plus des quelques touffes de plantes herbacées, quelques arbustes. Ce sont des îles au relief relativement peu élevé d'une hauteur de 19 et de 15 m, respectivement. Les eaux du secteur constituent une importante aire d'alimentation pour de nombreuses espèces de mammifères, telles que les rorquals bleu, commun et à bosse ainsi que le marsouin commun.

Oiseaux

Les îles Greenly et aux Perroquets abritent d'importantes colonies d'alcidés; le Macareux moine constituant l'espèce la plus nombreuse avec un nombre significatif au niveau mondial de 11 785 couples dénombrés lors du dernier recensement effectué en 1993. Ce chiffre représente environ 3 % de la population de l'Atlantique pour cette espèce en Amérique du Nord, et il s'agit de la plus grande colonie au Québec. Toutefois, celle-ci a déjà été plus importante, comme le démontrent les recensements qui ont été effectués à partir des années 20 jusque dans les années 50 et qui rapportaient généralement plus de 25 000 couples.

En plus des macareux, le site héberge un nombre significatif au niveau mondial de Petits Pingouins, avec un total de 954 oiseaux recensés en 1993, ce qui équivaut à un peu plus de 1 % de la population nord-américaine pour cette espèce. Comme dans le cas des macareux, la colonie de Petits Pingouins a déjà connu de meilleurs jours au cours des décennies passées avec jusqu'à 3000 individus rapportés durant cette période. Le Petit Pingouin possède une aire de nidification restreinte à l'intérieur du Québec, ce qui fait que cette colonie est particulièrement importante pour la province.

Deux espèces, soit les Goélands marin et argenté, ont vu leur nombre augmenter au cours des années, avec 150 couples présents au total pour les deux espèces. Quant à la colonie de Guillemots de Troïl, qui comptait 2500 individus en 1955, elle a complètement disparu depuis 1972. Bonne nouvelle toutefois, le Guillemot à miroir, qui n'avait auparavant jamais été aperçu dans le secteur, a été rapporté lors du dernier recensement effectué en 1993.

Enjeux de conservation

La collecte des oeufs, le braconnage et le dérangement des oiseaux jouent une grande part dans le déclin des colonies. Le site a été désigné Refuge d'oiseaux migrateurs et fait partie de la Zone d'intervention prioritaire de la côte nord du golfe du Saint-Laurent (ZIP no 12).

  • Significative au niveau mondial:
  • Espèce(s) grégaire(s)
  • Concentrations d'oiseaux aquatiques ou marins coloniaux
  • 75% Haute mer
  • 10% Falaise ou rivage rocheux (intérieur)
  • 6% Arbustes ou brousailles
  • 5% Prairie naturelle
  • 3% Dune de sable ou plage (côtière)
  • 1% Terrain rocheux ou dénudé
  • Conservation de la nature et recherche
  • Chasse
  • Déversements d'hydrocarbures
  • Pêcheries
  • Refuge d'oiseaux migrateurs (fédéral)
  • Zone d'intervention prioritaire (Québec)
Petit Pingouin
Nombre Année Saison
2 5002019Été
2 000 - 3 0002018Été
1 0002017Été
9541993Été
8001988Été
3741982Été
4521977Été
Macareux moine
Nombre Année Saison
15 7182010Été
23 5701993Été
17 0861988Été
13 0461982Été
7 4301977Été
14 5401972Été

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