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Cap d'Espoir (QC035)

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Cap d'Espoir (QC035)

Cap d'Espoir, Québec

Latitude 48,404°N
Longitude 64,298°O
Altitude 0 - 15m
Superficie 55,24km²

Description du site

Le cap d'Espoir est situé à l'extrémité est de la péninsule gaspésienne, à 4 km à l'est du village de Sainte-Thérèse-de-Gaspé. Il s'agit d'une pointe de forme arrondie bordée de falaises d'une hauteur de 15 m qui se jettent directement dans la mer, à l'exception de quelques endroits où, à marée basse, apparaissent du gravier et des affleurements rocheux. Le cap possède une pente douce et est principalement occupé par des terres agricoles et des propriétés privées. Ces terrains privés, de bonnes dimensions, sont pour la plupart complètement recouverts gazon jusque sur le bord des falaises. Une route secondaire mène au phare qui se trouve sur la pointe. Le plateau comprend également un marais d'eau douce et quelques secteurs arbustifs et boisés. Il est aussi à noter que la zone marine est caractérisée par la présence d'un haut-fond au large.

Oiseaux

Les oiseaux marins qui fréquentent le site en été et en hiver constituent le principal attrait ornithologique de l'endroit. Pendant l'hiver, ce sont des dizaines de milliers d'Hareldes kakawis qui peuvent ainsi être aperçus sur les eaux du secteur; un pic de plus de 60 000 individus ayant été enregistré en 1992, ce qui représente près de 2 % de la population nord-américaine pour cette espèce. Au cours de la même saison, il est également possible d'observer une portion significative de la population de l'Est du Garrot d'Islande; 57 oiseaux ont ainsi été dénombrés en 1985, ce qui correspond à environ 2 % de la population pour cette espèce. Il est également à noter que quelques Arlequins plongeurs de la population de l'Est, une espèce en danger de disparition, sont présents à cet endroit durant la même période.

En été, les falaises accueillent sept espèces d'oiseaux marins coloniaux : le Cormoran à aigrettes, le Grand Cormoran (une nouvelle espèce nicheuse), les Goélands marin et argenté, la Mouette tridactyle, le Guillemot à miroir et le Petit Pingouin. La Mouette tridactyle s'avère l'espèce la plus nombreuse avec 4492 couples rapportés lors du plus récent inventaire qui a été effectué en 1989, un chiffre qui équivaut à près de 2 % de la population de l'ouest de l'Atlantique pour cette espèce. Si l'on fait la moyenne des résultats obtenus lors des cinq derniers inventaires (ce qui inclut les recensements effectués à partir de 1974), on obtient 2249 couples, ce qui représente un tout petit peu moins de 1 % de la population de l'ouest de l'Atlantique pour cette espèce, une espèce dont la population est généralement en hausse.

Lors de la migration printanière, il a déjà été estimé que plus de 5000 Guillemots de Troïl ainsi que des centaines de macreuses (les trois espèces) et d'eiders fréquentaient les eaux au large de la pointe. Le printemps est également la saison où il est possible d'observer le Faucon pèlerin et le Hibou des marais, quelques individus étant en effet rapportés régulièrement. Ces deux espèces ont été classées respectivement comme menacée et vulnérable par le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada.

Enjeux de conservation

Si d'autres habitations venaient à être construites à côté de celle qui est déjà présente sur le bord de la falaise, les colonies pourraient être touchées par l'activité humaine, surtout si l'on tient compte des écotouristes qui visitent déjà le secteur.

Le site du cap d'Espoir fait partie de la Zone d'intervention prioritaire de la Baie des Chaleurs (ZIP). Il est également classé comme un milieu naturel sans statut légal présentant un intérêt pour la conservation par le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN).

Habitat du poisson

La région est caractérisée par une mosaïque d'habitats hébergeant un large éventail d'espèces marines et migratrices. Les barachois, les herbiers de zostère marine et les estuaires de rivières sont des endroits de prédilection pour plusieurs espèces de poissons et de mollusques comme les épinoches, la plie rouge et la mye commune. En mer, le maquereau bleu, le hareng atlantique, l'éperlan arc-en-ciel, le homard d'Amérique, le crabe des neiges, le crabe commun et le pétoncle font l'objet de pêche commerciale. Au début de l'été, le capelan vient rouler sur les plages pour s'y reproduire. La présence de plusieurs rivières à saumon dans le secteur attire de nombreux pêcheurs sportifs. Ces rivières abritent également l'omble de fontaine et l'anguille d'Amérique.

Les principales pressions sur les populations ichtyennes du secteur sont la surpêche et la destruction de l'habitat du poisson, tel l'assèchement des milieux humides et la perte des berges (érosion, enrochement). La foresterie représente également une menace puisqu'elle occasionne d'importants changements dans les cours d'eau du territoire comme l'augmentation de l'apport de sédiments, du débit et de la température de l'eau.

Principales espèces présentes :
Anguille d'Amérique
Capelan
Choquemort
Crabe commun
Éperlan arc-en-ciel
Épinoches
Hareng atlantique
Lançon d'Amérique
Maquereau bleu
Moule bleue
Mye commune
Omble de fontaine
Pétoncle d'Islande
Pétoncle géant
Plie grise
Plie rouge
Poulamon atlantique
Saumon atlantique

Catégories ZICO Habitats Usages Menaces Potencielles ou Existantes Status de Protection
Mergule nain
Nombre Année Saison
34 - 1802016Automne
120 - 6402015Hiver
2 4752015Automne
Petit Pingouin
Nombre Année Saison
600 - 1 1102016Automne
1 4002015Automne
21989Été
5 0001981Printemps
01979Été
21978Été
Harelde kakawi
Nombre Année Saison
60 0001992Été
37 0001980Hiver
Macreuse à bec jaune
Nombre Année Saison
4 1002017Printemps
4 898 - 11 6042015Printemps
Fou de Bassan
Nombre Année Saison
1 4002017Été
1 785 - 3 1742016Automne
2 0002015Été
2 0002012Été
1 5002011Été
2 000 - 2 5002004Été
5 0002001Été
1 000 - 2 0001981Printemps
1 0001977Été
Garrot d'Islande
Nombre Année Saison
532017Hiver
119 - 1202015Printemps
1252015Hiver
742014Hiver
301992Hiver
311989Hiver
331987Hiver
571985Hiver