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Île de la Couvée (QC127)

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Île de la Couvée (QC127)

Brossard, Québec

Latitude 45,479°N
Longitude 73,509°O
Altitude 25m
Superficie 0,91km²

Description du site

Les îles de la Couvée sont situées à l'intérieur du canal de la rive sud qui s'étire le long de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, tout près des localités de Saint-Lambert et de Brossard, entre les ponts Champlain et Victoria. Il s'agit de quatre îles artificielles de forme allongée qui possèdent des superficies variant entre 0,36 et 0,94 km2. Les îles ont été créées à partir des sédiments qui ont été dragués dans le canal. À l'exception de la plus grande île qui comprend quelques peupliers noirs et secteurs couverts de plantes herbacées (principalement de la moutarde noire), les îles présentent une surface dénudée.

Oiseaux

La plus grande île abrite une importante colonie de Goélands à bec cerclé, celle-ci passant de 4000 couples en 1974 à plus de 28 000, entre 1989 et 1994. Depuis ce temps, la colonie n'a cessé de présenter un déclin et ne comptait plus que 10 751 couples en 2000. Ces effectifs représentent entre 1 et 3 % de la population mondiale pour cette espèce.

Le site héberge également un petit nombre de Goélands argentés (8 couples en 1994) et il est à noter que la Sterne pierregarin y a aussi déjà niché (9 couples en 1974).

Enjeux de conservation

En 1997, il a été découvert qu'une famille de renards roux s'était établie sur la plus grande île, et celle-ci y était toujours présente en 2000. La présence du renard roux pourrait expliquer en grande partie pourquoi la colonie de goélands est en déclin : on a en effet trouvé plusieurs oisillons morts près du terrier de la famille en 2000.

Le site pourrait également s'avérer vulnérable au dérangement causé par les bateaux de plaisance. Les déversements d'hydrocarbures et la pollution toxique constituent également d'autres menaces pour le site.

Habitat du poisson

Une variété de poissons dulcicoles et diadromes cohabitent dans les différents habitats de cette ZICO. On peut trouver entre 70 et 80 espèces au total (incluant les mentions historiques) dans le secteur. Plusieurs espèces, telles le grand brochet, la perchaude et la carpe fréquentent les herbiers aquatiques et les zones inondables pour la fraie, l'alevinage et l'alimentation. D'autres, comme le doré jaune, l'espèce d'eau douce ayant la plus grande importance économique au Canada, préfèrent plutôt frayer en eaux vives. Une particularité de ce secteur est la présence de salmonidés (truites brunes et arc-en-ciel, et saumons) introduits pour la pêche sportive. Les saumons sont introduits dans les Grands Lacs et quelques-uns dérivent jusqu'au fleuve où ils sont parfois capturés par des pêcheurs sportifs. Il y a également de petits ensemencements de truites brunes et arc-en-ciel dans les zones de courant (dans le fleuve) pour la pêche sportive.

Plusieurs pressions menacent la disponibilité des habitats du poisson : la création de remblais, l'artificialisation des rives, l'expansion résidentielle, commerciale et industrielle ainsi que le développement du réseau routier, tandis que les rejets agricoles, industriels et urbains détériorent la qualité de l'eau. Le dard de sable, entre autres, est très vulnérable à la pollution et figure maintenant sur la liste des espèces menacées. Parmi les autres espèces en péril fréquentant le site, on trouve l'esturgeon jaune, le fouille-roche gris, le méné d'herbe, l'anguille d'Amérique et des mentions historiques de chevalier cuivré, un poisson endémique du Canada désigné en voie de disparition. De plus, la présence d'espèces envahissantes, comme le gobie à taches noires, met en danger la dynamique naturelle des écosystèmes et la régulation du niveau de l'eau à partir des Grands Lacs présente des risques pour les habitats de reproduction de certaines espèces.

Principales espèces présentes :
Achigan à petite bouche
Alose savoureuse
Anguille d'Amérique
Carpe
Chevalier cuivré
Dard de sable
Doré jaune
Esturgeon jaune
Fouille-roche gris
Grand Brochet
Maskinongé
Méné d'herbe
Perchaude
Truite brune
Truite arc-en-ciel
Saumon

Flore

Le secteur est caractérisé par des eaux claires et alcalines ayant un débit lent. Ceci favorise le développement d'herbiers aquatiques qui peuvent couvrir jusqu'à 50 % des plans d'eaux. Les herbiers submergés sont dominés par la vallisnérie américaine et le myriophylle à épi, tandis que les marais émergents sont peuplés par les scirpes, les sagittaires et les quenouilles. Plusieurs espèces de canards s'alimentent dans ces milieux, dont les fuligules qui affectionnent particulièrement la vallisnérie américaine.

L'érosion des berges, que ce soit en raison des facteurs naturels (vents, cycles de gel et de dégel, absence de glace pour protéger les berges au printemps) ou humains (vagues provoquées par le passage des navires), menace les habitats riverains. Les variations du niveau d'eau dans le corridor fluvial influencent l'écologie des espèces végétales et animales qui y vivent. Une diminution importante et prolongée des périodes d'immersion des berges pourrait avoir des conséquences sur la flore en favorisant la croissance d'espèces végétales plus terrestres, à caractère arbustif et même arborescent. En outre, la propagation d'espèces envahissantes exerce des pressions considérables sur la flore indigène de ces habitats.

Principales espèces présentes :
Myriophylle à épi – espèce envahissante
Quenouille à feuille étroites
Quenouille à feuilles larges
Sagittaire dressée
Sagittaire latifoliée
Scirpe d'Amérique
Scirpe des étangs
Vallisnérie américaine

Catégories ZICO Habitats Usages Menaces Potencielles ou Existantes Status de Protection
Goéland à bec cerclé
Nombre Année Saison
30 4262003Printemps
21 5022000Printemps
21 5022000Été
41 7401997Printemps
41 7401997Été
60 1921994Printemps
60 1921994Été
56 2281990Printemps
56 2261990Été
30 0001989Été
32 1861982Été
28 6621981Été
29 4641980Été