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Île aux Pommes (QC047)

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Île aux Pommes (QC047)

L'Isle-Verte, Québec

Latitude 48,103°N
Longitude 69,326°O
Altitude 0 - 10m
Superficie 6,97km²

Description du site

L'île aux Pommes est située à 5,6 km au large de la localité de L'Isle-Verte. sur la rive sud de l'estuaire du Saint-Laurent. à environ 25 km à l'est de la ville de Rivière-du-Loup. Elle fait également face. au nord. à l'embouchure de la rivière Saguenay. L'île mesure 1,7 km de long et possède une largeur maximale de 200 m. On y retrouve de hautes plantes herbacées et de petits arbustes dans les secteurs protégés (principalement des Calamagrostis canadensis accompagnés d'Epilobium angustifolium. de Ribes hirtellum. de Rubus idaeus. de Rosa blanda et de quelques groupements d'Heracleum maximum) ainsi que des plantes plus résistantes dans les secteurs exposés (surtout l'Elymus arenaria. auxquels s'ajoutent le Lathyrus japonicus et le Rumex mexicanus). L'île comprend également quelques arbres rabougris. isolés les uns des autres (épinettes blanches. bouleaux à papier et aulnes crispés). L'île et les îlots tout autour sont formés de schiste argileux et il est à noter que l'ensemble s'avère une extension de la chaîne des Appalaches. La température moyenne annuelle à cet endroit est de 3,3º C et l'amplitude moyenne des marées est d'environ 3,5 m. L'île ne comporte qu'un seul bâtiment; il s'agit d'un refuge qui est utilisé à l'occasion par les visiteurs et les chercheurs.

Oiseaux

L'île aux Pommes s'avère un important lieu de nidification pour plusieurs espèces d'oiseaux. et la population de ces derniers est suivie de façon assez régulière depuis au moins 1951. D'après les données. on retrouverait à cet endroit plus de 2 % de la population d'Eiders à duvet de l'Atlantique (s.e. dresseri) et près de 1 % de la population nord-américaine pour cette espèce. On y a en effet dénombré en moyenne 2277 couples entre 1963 et 1978. et 2368 couples ont été rapportés en 2000. L'île abrite également 3 % de la population nord-américaine de Goélands argentés et 1,4 % de la population de Goélands marins. Depuis 1951. le nombre de Cormorans à aigrettes a principalement oscillé entre 150 et 1050 couples. avec un maximum de 1039 /1050 couples atteint en 1989. Le Canard noir. le Bruant des prés. le Bruant chanteur et la Corneille d'Amérique font également partie des autres espèces qui nichent sur l'île. On compte en moyenne 33 couples de Canards noirs chaque année. Ces canards. accompagnés de leur progéniture. ont tendance à fréquenter les marais intertidaux situés près de la côte alors que les eiders et leurs jeunes semblent plutôt utiliser le secteur situé en aval du littoral. Tous Les oiseaux coloniaux. à l'exception du Goéland marin. nichent dans les secteurs abrités de l'île.

Enjeux de conservation

Le fleuve Saint-Laurent compte parmi les voies navigables les plus importantes et les plus fréquentées en Amérique du Nord. De ce fait. les déversements d'hydrocarbures demeurent toujours une menace pour les îles de l'estuaire. En 1977. il a également été constaté qu'une grande partie des nids d'eiders (63,3 %) avaient été détruits par les Goélands argenté et marin. Enfin. les concentrations spectaculaires d'oiseaux à cet endroit attirent de nombreux touristes et naturalistes. Au printemps. le nombre important d'embarcations de plaisance autour des îles peut s'avérer une source de dérangement des oiseaux.

Habitat du poisson

Le paysage régional se définit par la présence de marais à spartine, d'herbiers de zostère marine, d'estrans rocheux et de plages de gravier et de galets. Certaines rivières du territoire sont d'importants sites de fraie pour l'éperlan arc-en-ciel (population du sud de l'estuaire du Saint-Laurent). Au début de l'été, on peut parfois observer le capelan qui roule sur les plages lors de sa reproduction. La dévalaison de l'anguille d'Amérique vers ses sites de reproduction dans l'Atlantique, qui a lieu à l'automne, permet la pratique de la pêche à la fascine. Deux autres espèces exploitées commercialement sillonnent les eaux libres de l'estuaire : l'esturgeon noir et le hareng atlantique.

La perte d'habitat du poisson demeure une problématique majeure dans la région. Les aboiteaux, par exemple, ont diminué grandement les sites propices à la reproduction du poisson, tandis que les terres agricoles en bordure du fleuve, le développement résidentiel et de villégiature et l'érosion côtière sont responsables de la destruction de plusieurs écosystèmes riverains.

Principales espèces présentes :
Anguille d'Amérique
Alose savoureuse
Capelan
Éperlan arc-en-ciel (population du sud de l'estuaire du Saint-Laurent)
Épinoches
Esturgeon noir
Hareng atlantique

Flore

Les îles de la région sont formées de schistes et de quartzite. Malgré la rigueur du milieu et du climat, une flore étonnante parvient à y croitre. Dans les zones herbacées, l'épilobe à feuilles étroites et les graminées, tel le calamagrostis, dominent. De petits bosquets de rosiers sauvages, de framboisiers et de groseilliers agrémentent le paysage. Les secteurs plus à l'abri présentent des zones boisées formées d'épinettes. Dans la portion balayée par les marées, les algues colonisent le substrat rocheux tandis que les zones peu profondes abritent des herbiers de zostère.

La barrière géographique que constitue le fleuve Saint-Laurent procure aux ZICO insulaires une protection naturelle, souvent rehaussée d'une protection juridique. Toutefois, la pollution des eaux et les risques de déversements d'hydrocarbures demeurent des enjeux préoccupants pour la flore et la faune du secteur.

Principales espèces présentes :
Calamagrostis
Épilobe à feuilles étroites
Épinette
Framboisier
Groseillier
Rosier sauvage
Zostère marine

Catégories ZICO Habitats Usages Menaces Potencielles ou Existantes Status de Protection
Goéland argenté
Nombre Année Saison
3 4981990Printemps
3 5001990Été
7 1281977Été
10 0001968Été
4 0001963Printemps
Goéland marin
Nombre Année Saison
1 5681990Printemps
1 5601990Été
1 2701977Été