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Île aux Loups Marins (QC027)

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Île aux Loups Marins (QC027)

Îles-de-la-Madeleine, Québec

Latitude 47,599°N
Longitude 61,490°O
Altitude 0 - 20m
Superficie 1,00km²

Description du site

L'île aux Loups Marins est située à l'intérieur de la lagune de la Grande Entrée, près de la côte ouest de l'île de l'Est. Il s'agit d'une petite île de forme circulaire bordée de falaises basses. La moitié de l'île est recouverte d'une forêt de conifères morts ou en voie de le devenir alors que le reste se compose de zones herbeuses et de secteurs sablonneux. La forêt de conifères contient principalement des sapins baumiers (Abies balsamea) et des épinettes blanches (Picea glauca). L'île est inhabitée et l'on peut y accéder par bateau à partir du port de Grande-Entrée.

Oiseaux

L'île aux Loups Marins est le seul endroit de l'archipel à accueillir un nombre significatif de Cormorans à aigrettes nicheurs. Près de 1950 cormorans en moyenne y ont ainsi été enregistrés au cours des quatre recensements qui ont été tenus entre 1979 et 1990, un chiffre qui équivaut à plus de 2 % de la population de l'Atlantique canadien. Le plus récent inventaire, qui a été mené en 1990, a permis de recenser 1552 couples, mais on sait que depuis, la colonie a diminué. En plus des Cormorans à aigrettes, l'île héberge quelques Grands Hérons nicheurs : 35 couples ont ainsi été notés en 1976, mais seulement 2 couples étaient présents en 1990.

Au début du siècle, l'île abritait la plus grande colonie de goélands de l'archipel, mais celle-ci a chuté dramatiquement avec l'arrivée des cormorans et des hérons. Toutefois, au cours des dernières années, il a été observé qu'un nombre relativement important de Goélands argentés et marins avaient recommencé à nicher cet endroit : lors du recensement de 1990, 742 nids de Goélands argentés et 392 nids de Goélands marins ont ainsi été dénombrés.

Enjeux de conservation

Le Cormoran à aigrettes et le Grand Héron nichent tous deux à l'intérieur de la forêt de conifères matures qui se trouve sur l'île. Cependant, depuis les années 90, cette dernière connaît une forte détérioration en raison de l'accumulation des fèces acides produites par les oiseaux. Aujourd'hui, le site ne compte plus suffisamment d'arbres matures pour abriter une grande colonie, mais garde néanmoins son statut de ZICO étant donné que la colonie de goélands continuera probablement s'élargir, si elle n'atteint pas déjà le nombre d'oiseaux requis par le programme. Aucun décompte n'a été effectué à ce site récemment.

Il existe une loi au Québec qui confère aux héronnières le statut d'habitat faunique. Cependant, le site reste vulnérable au dérangement de la part des humains, notamment aux allées et venues des bateaux qui se promènent entre le port de Grande-Entrée et les autres îles de l'archipel. Il a également été observé, à plus d'une occasion, que des gens tiraient sur les goélands et les cormorans qui se trouvaient sur l'île.

Les vents violents et les fortes marées continuent également d'éroder le grès qui constitue la base de cette île, tout comme c'est le cas pour plusieurs autres îles de l'archipel. Au cours des années, l'étendue du territoire de nidification deviendra de moins en moins important, mais rien ne peut vraiment empêcher ce phénomène de se produire. Enfin, les déversements d'hydrocarbures constitueront toujours une menace en raison du passage fréquent de pétroliers à l'intérieur du golfe du Saint-Laurent.

Habitat du poisson

Situé dans une zone sablonneuse, le secteur se définit principalement par la présence de marais salants où trouvent refuge de nombreux poissons et invertébrés marins. Comme les rives des lagunes présentent en général une pente faible, les fines particules en suspension dans l'eau de mer, riches en éléments nutritifs, s'y déposent, favorisant le développement de ces marais au fur et à mesure que le fond de la lagune s'élève. Aux Îles, les lagunes servent à l'aquaculture, à la cueillette de mollusques et aux activités récréatives. Le faible courant sévissant dans les herbiers de zostère en fait un milieu adéquat pour les poissons de petite taille, comme l'épinoche et le capucette, la tanche tautogue, le choquemort, ainsi que les espèces benthiques, dont le crabe commun. Le crangon, aussi appelé crevette de sable, peuple en grand nombre le milieu. Par leur situation, leurs échanges avec la mer et leur faible profondeur, les lagunes constituent des habitats privilégiés pour la croissance du homard et la reproduction de nombreuses autres espèces maritimes telles le hareng, la plie rouge, le poulamon et l'éperlan.

Les principales pressions sur les lagunes et l'habitat du poisson sont liées aux activités humaines qui se sont multipliées au cours des dernières décennies : l'aquaculture, les activités nautiques, la pêche récréative et les infrastructures routières en sont quelques exemples. Le rejet des eaux usées et l'ensablement sont également des enjeux préoccupants pour la qualité et la pérennité de ces habitats.

Principales espèces présentes :
Anguille d'Amérique
Crabe commun
Crangon (crevette de sable)
Capucette de l'Atlantique
Choquemort
Éperlan arc-en ciel
Épinoche
Homard d'Amérique
Plie rouge
Poulamon atlantique
Tanche tautogue

Catégories ZICO Habitats Usages Menaces Potencielles ou Existantes Status de Protection
Mouette rieuse
Nombre Année Saison
42017Printemps
52016Printemps
42015Été