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Les rochers aux Oiseaux (QC006)

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Les rochers aux Oiseaux (QC006)

Îles-de-la-Madeleine, Québec

Latitude 47,841°N
Longitude 61,150°O
Altitude 0 - 30m
Superficie 12,25km²

Description du site

Le rocher aux Oiseaux et le rocher aux Margaulx voisin sont situés à environ 32 km au nord-est de l'archipel des Îles-de-la-Madeleine. Ces rochers de grès, distants d'environ 1 km, émergent de la mer au milieu du golfe du Saint-Laurent, le long du chenal laurentien. Le rocher aux Oiseaux est un plateau élevé dont les falaises atteignent 30 m presque tout autour. On y retrouve un phare, maintenant automatisé, et trois bâtiments qui lui sont associés. Environ 70 % de l'île est couverte d'herbes, alors que le reste se compose de rochers dénudés. Le rocher aux Margaulx, quant à lui, s'est fractionné en deux parties il y a plus d'un siècle et continue d'être érodé par la mer; il ne subsiste aujourd'hui qu'un petit plateau. Enfin, il existait autrefois une troisième île, relatée dans les écrits de Jacques Cartier lors de son voyage au Canada en 1534, mais celle-ci a complètement disparu. On peut rejoindre le rocher aux Oiseaux et le rocher aux Margaulx en hélicoptère ou à bord d'un bateau à partir du port de Grosse-Île, mais leur accès est limité.

Oiseaux

Le rocher aux Oiseaux et le rocher aux Margaulx hébergent une des six colonies de Fous de Bassan de l'Amérique du Nord. En 1994, on a estimé que la colonie comptait 9868 couples, ce qui correspond à une augmentation de 20 % par rapport au recensement de 1989, alors qu'environ 7640 couples avaient été dénombrés, et à une augmentation de presque 50 % lorsqu'on compare ces données au recensement de 1984 où 6590 couples avaient été recensés. En 1989, cette colonie comptait 17 % de la population estimée de Fous de Bassan en Amérique du Nord. Comme d'autres colonies du golfe du Saint-Laurent, celle-ci croît à un taux de 3 à 4 % par année.

En plus des Fous de Bassan, les îles accueillent d'autres oiseaux marins nicheurs, dont la Mouette tridactyle (3701 couples en 1989, ce qui représente plus de 1 % de la population estimée de l'Atlantique Ouest); le Petit Pingouin (environ 500 oiseaux en 1987); le Guillemot de Troïl (environ 500 oiseaux en 1989); le Guillemot de Brünnich (qui regroupait une population de 500 à 1000 oiseaux au début des années 70, mais qui en compte plus récemment moins de 100) et le Macareux moine (environ 100 oiseaux en 1989). Enfin, il n'est pas impossible qu'un petit nombre de Guillemots à miroir, de Goélands argentés et marins ainsi que d'Océanites cul-blanc nicheurs se retrouvent aussi à cet endroit.

Enjeux de conservation

Le rocher aux Oiseaux et le rocher aux Margaulx ont été déclarés Refuge d'oiseaux migrateurs par le gouvernement fédéral en 1919; de ce fait, ils sont donc relativement bien protégés. Toutefois, et ce qui est surprenant, une proposition de développement touristique a récemment été proposée, mais celle-ci fut rejetée par le Service canadien de la faune. L'érosion constitue néanmoins une menace continuelle pour ces îles. Le rocher aux Oiseaux, l'île principale, a en effet vu sa superficie diminuer de près de 50 % au cours du dernier siècle et demi. Enfin, la pollution par les hydrocarbures demeure une autre source de préoccupation étant donné que les îles se situent à proximité des principales routes d'accès à la voie maritime du Saint-Laurent.

Habitat du poisson

Le secteur est un véritable paradis marin pour de nombreuses espèces de vertébrés et d'invertébrés marins. Les eaux profondes du Golfe hébergent une variété de crustacés, de mollusques et de poissons benthiques, dont la limande à queue jaune, la plie rouge et le flétan Atlantique, une espèce très appréciée des pêcheurs commerciaux. Le homard occasionne des retombées économiques importantes pour la région. Au large des côtes, de nombreuses espèces peuplent les eaux. Par exemple, le maquereau bleu possède une grande importance, tant pour l'industrie de la pêche que pour son rôle dans la chaîne alimentaire. Les plages de sables sont peuplées de mactre de l'Atlantique et de mye commune, deux espèces faisant l'objet d'une pêche récréative par la population locale. La mactre de l'Atlantique est également pêchée de façon commerciale avec des outils à main et des dragues hydrauliques Les marais à spartine et les nombreux ruisseaux parsemant le territoire constituent des aires d'alimentation et de repos pour une multitude de poissons, tels l'éperlan arc-en ciel et l'anguille d'Amérique. Les ruisseaux servent également à la reproduction de certaines espèces, comme l'éperlan arc-en ciel.

Les principales pressions sur l'habitat du poisson sont liées aux activités portuaires, à la navigation, au dragage et à l'augmentation de l'érosion côtière (augmentation des sédiments en suspension, augmentation du bruit, enrochements, etc.).

Principales espèces présentes :
Anguille d'Amérique
Éperlan arc-en ciel
Flétan atlantique
Hareng atlantique
Homard
Limande à queue jaune
Mactre de l'Atlantique
Maquereau bleu
Mye commune
Plie rouge

Catégories ZICO Habitats Usages Menaces Potencielles ou Existantes Status de Protection
Fou de Bassan
Nombre Année Saison
3 0002017Automne
40 0002016Été
48 4182016Printemps
10 0002012Automne
5 000 - 50 0002011Été
2 000 - 60 0202009Été
3 0002007Été
46 9222004Été
15 0002003Été
20 0002000Été
33 7681999Été
1 000 - 50 0001994Automne
19 7361994Été
800 - 15 0001993Été
7 500 - 10 0001990Automne
2 0001990Été
5 000 - 15 2801989Été
2 0001988Automne
12 0001988Été
25 0001987Été
13 1801984Été
10 6621973Été
10 4081969Été
10 0001967Été
5 7401966Printemps
Petit Pingouin
Nombre Année Saison
1 0002016Été
1 8142016Printemps
1 000 - 20 0002011Été
1 9002007Été
1 8842000Été
5001987Été
6001966Été
Mouette tridactyle
Nombre Année Saison
7 4021989Été
5 0001987Été
7 3801984Été
10 0001973Été
30 0001966Printemps